Désartificialisation des sols...Wii ?

Les récents événements concernant l'annulation du #pluih de #toulousemetropole ont mis en exergue une notion fondamentale des vingt prochaines années; la #désartificialisation des sols. Mais que se cache-t-il derrière ce terme que l'on retrouve dans de nombreuses publications ? Quelles problématiques promoteur sont induites par cette orientation forte visant à moins consommer les #ENAF (Espaces Naturels Agricoles et Forestiers) voire à en recréer en zone urbaine par le renouvellement urbain poussé ?


Pour bien comprendre cette notion à intégrer dans la rédaction des futurs règlements il faut opposer libération d'espace et densification de ces mêmes espaces...Aberrant diriez-vous ?! Pas tant que ça pour autant que l'on ne se mette pas de barrière avant même d'y avoir réfléchi; la hauteur et la densification sont les deux éléments salvateurs de l'espace vert urbain et peuvent concourir à une réelle désartificialisation des sols en zone U.


Allez désartificialisons ensemble:

  1. Imaginez un immeuble en R+2, hauteur 6ml, ayant une emprise au sol de 500m2 pour un espace vert libre de 500m2, considérons 100% des stationnements en sous-sol; alors son "coefficient d'artificialsation directe" (Cad(1)) est de 50 (rapport entre emprise au sol et surface totale du foncier).

  2. Démolissons cet ouvrage (ah oui il y aura un impact carbone important) et reconstruisons alors un immeuble en R+11 soit 4 fois sa hauteur initiale (coefficient CRu(2)) sur une emprise au sol de 250m2. Le nouveau coefficient d'artificialisation direct théorique initial serait alors de 25.

  3. En bilan, nous avons ainsi désartificialisé 25% de la surface de la parcelle tout en doublant le nombre de logements.

#desartificialisation #zan #densité #urbanisme
Principe de désartificialisation des sols / source: FRconsulting

Cette petite méthode n'a aucun fondement scientifique, sociologique ou urbanistique mais permet juste d' expliquer ce qu'est la désartificialisation des zones urbaines au profit d'un renouvellement urbain permettant à la fois d'augmenter le nombre de logements tout en augmentant les surfaces d'espaces verts. A contrario de la méthode du CEREMA, elle prend en considération l'importance de l'emprise au sol comparée à la surface plancher créée. Il serait intéressant d'appliquer ce principe à l'échelle d'un quartier pour appréhender à grande échelle les avantages et les bénéfices pour les modes d'habiter, la fluidité des circulations et la libération d'espaces verts. (cf schémas ci-dessus).


Les promoteurs doivent sans cesse composer, s'adapter, se réinventer pour coller aux mieux aux contraintes nouvelles environnementales et règlementaires mais nous sommes là devant un enjeu de trente ans et si de vraies orientations fortes ne sont pas prises alors il sera impossible de revenir en arrière et la consommation d'#ENAF sera inévitable...